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transmigrant

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1905
État

Indonésie

L'acte de naissance de la transmigration est l'arrivée au Lampung, en 1905, des premiers colons dans les environs de Gedong Tataan, a Bagelen, dans le cadre du programme de Kolonistie lancé par le gouvernement colonial.

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1965
Academie

The document Transmigrasi: Myths and Realities – Indonesian Resettlement Policy, 1965–1985 critically examines Indonesia’s transmigration program, which aimed to reduce population pressure on densely populated islands by relocating people to less populated regions like Sumatra and Papua.

While officially framed as a development and national integration initiative, the program often resulted in negative consequences, including environmental degradation, land disputes, and cultural marginalization of indigenous populations.

Transmigrants frequently faced poor living conditions and unmet promises, and the initiative became a tool for political and military control, particularly in restive regions. The study highlights the gap between the program’s ideals and its complex, often harmful realities.

⬤ transmigrasi.pdf
1989
Academie

80 ans de Transmigration en Indonésie (1905-1985) [article] sem-link P. Levang sem-link O. Sevin Annales de géographie Année 1989 549 pp. 538-566

www.persee.fr/doc/geo_0003-4010_1989_num_98_549_20927

⬤ geo_0003-4010_1989_num_98_549_20927.pdf
1990
Medias

Le terme « transmigrant » a été utilisé en Afrique dès les années 1990, notamment dans le contexte des migrations transsahariennes. Il désigne des migrants en transit, principalement originaires d'Afrique subsaharienne, traversant des pays comme le Niger, l'Algérie ou le Maroc pour tenter de rejoindre l'Europe.

Maroc : Le terme est utilisé pour décrire les jeunes migrants subsahariens qui, en transit, développent des réseaux de solidarité et des stratégies d'adaptation dans des villes comme Rabat ou Casablanca .

Afrique de l'Ouest : Des recherches ont documenté l'évolution du statut de nombreux migrants, passant de « transmigrants » en route vers l'Europe à celui d'immigrants s'installant durablement, notamment au Maroc.

Afrique du Nord : Le concept de migration de transit est central dans la gestion des flux migratoires, avec des migrants provenant d'Afrique subsaharienne et d'Asie traversant la région .

Le terme « transmigrant » est souvent associé à des politiques migratoires visant à contrôler les flux migratoires vers l'Europe. Il est utilisé dans des rapports d'organisations internationales comme l'Organisation internationale pour les migrations (OIM) pour décrire les défis liés à la migration de transit en Afrique .

1995
Academie

Les immigrants contemporains ne peuvent être qualifiés de « déracinés ». Nombre d'entre eux sont des transmigrants, s'enracinant solidement dans leur nouveau pays tout en conservant de multiples liens avec leur patrie d'origine. Aux États-Unis, les anthropologues s'emploient à construire une anthropologie transnationale et à repenser leurs données sur l'immigration.

La migration s'avère être un processus transnational important qui reflète et contribue aux configurations politiques actuelles de l'économie mondiale émergente. Dans cet article, nous utilisons nos études sur la migration de Saint-Vincent, de la Grenade, des Philippines et d'Haïti vers les États-Unis pour définir certains paramètres d'une ethnographie des migrations transnationales et explorer les raisons et les implications de ces migrations. Nous concluons que les liens transnationaux des immigrants fournissent un sous-texte aux débats publics américains sur les mérites de l'immigration.

From Immigrant to Transmigrant: Theorizing Transnational Migration
Author(s): Nina Glick Schiller, Linda Basch and Cristina Szanton Blanc
Source: Anthropological Quarterly, Vol. 68, No. 1 (Jan., 1995), pp. 48-63
Published by: The George Washington University Institute for Ethnographic Research
Stable URL: http://www.jstor.org/stable/3317464
Accessed: 26-02-2015 19:48 UTC
2025/2bbf922f638675e80f4a96564e61f29d
2011
Academie
Article de revue
Les cosmopolitismes migratoires : les transmigrant(e)s méditerranéen(ne)s entre licite et illicite
Par Alain Tarrius
Pages 219 à 233

shs.cairn.info/revue-l-homme-et-la-societe-2011-4-page-219

2013
Academie

Transmigrants et nouveaux étrangers

Alain Tarrius, Lamia Missaoui et Fatima Qacha

Les migrants internationaux pauvres ont compris le refus d’hospitalité des nations riches. Un grand nombre d’entre eux - autour de 200 000 annuellement pour la France, 600 000 pour l'Europe - ne se présentent plus à nous comme é- ou immigrants, mais comme transmigrants. En perpétuel mouvement entre nations, ils sont devenus les colporteurs du capitalisme marchand moderne. Qui serait plus qualifié que les transmigrants pauvres pour offrir aux grandes firmes mondiales le vaste marché des pauvres, leur milieu naturellement proche, en passant en Europe, à leurs risques, des produits totalement hors taxes et hors contingentements ? Les majors de l’électronique du Sud-Est asiatique ne s'y sont pas trompés en développant l’économie mondiale « horizontale » du poor to poor, « l’entre-pauvres ».

À la rencontre des pauvres, ils circulent en France dans les quartiers enclavés, accueillis par des jeunes descendants des immigrants des années 60, qui se reconnaissent de moins en moins dans l’histoire collective que la nation leur propose. Le cosmopolitisme né de ces côtoiements engendre, parmi ces jeunes, une nouvelle sorte d’étrangers qui suivent, sur les chemins européens, les transmigrants du poor to poor, et collaborent aux initiatives des nouveaux migrants internationaux en inaugurant des dispositifs sociaux originaux. Pour certains la route entre les nations, dans un contexte de mondialisation et de transformation des migrations, devient une perspective de « sortie par le bas ».

ISBN (Édition imprimée) : 978-2-8107-0238-1
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2015
Medias

Alain Tarrius : «Les transmigrants sont des nomades, acteurs d’une mondialisation par le bas» Les pays de l’Europe du Sud et de l’Est n’intéressent pas les migrants, ce ne sont que des étapes. Les nouvelles migrations de crises reprennent des routes de commerce et de circulation historiques.

par Catherine Calvet publié le 1er septembre 2015 à 19h06 A Calais, Lampedusa ou en Macédoine, on ne parle plus d'immigrés ou d'émigrés mais de «migrants», comme si on reconnaissait seulement un flux continu. Dans ses deux derniers ouvrages, la Mondialisation criminelle, et Etrangers de passage. Poor to poor, peer to peer, le chercheur Alain Tarrius, professeur des universités, révèle les complexités de ces migrations qui ne sont plus de simples allers-retours mais des circulations au long cours. Ces migrants nomades sont un des aspects peu connus de la mondialisation. Avec eux circulent des marchandises hors taxes. Comme un sous-sol de la mondialisation, où l'Etat est aboli.

Comment définir un migrant nomade ou un «transmigrant» ? Dans les années 80, j’ai étudié ce que je qualifiais alors de «comptoir commercial». Située à Marseille, dans le quartier de Belsunce, une communauté d’Algériens faisait office de marché substitutif pour une Algérie en mal d’importation. Vers 1991, ces échanges économiques ont été repris par des Marocains. Entre 1990 et 2001, près de 1,2 million de Marocains quittent leur pays et partent en migration vers l’Europe. Ils reprennent ce comptoir mais sous forme de réseau. Les étapes de ce petit commerce se multiplient sur plusieurs villes en France, en Italie, en Belgique ou en Allemagne. Ces migrants marocains ne demandent pas de statut de résident et prennent d’emblée des visas touristiques. Ils effectuent alors de nombreux allers-retours en fourgon à travers plusieurs petites villes où ils vendent auprès des communautés de migrants. Ils vont à Béziers, à Nîmes, à Perpignan ou à Valence. Ce n’est pas moi le premier qui les ai qualifiés de «nomades» mais les populations immigrées de ces villes de province.

Une nouvelle catégorie de migrant ? Au Maroc, comme dans tout le Maghreb, le nomade existe, c’est un statut social, une tradition et une culture : les nomades connaissent très bien les routes, ils savent quand il faut partir et par où il faut passer. Ils font aussi voyager de l’information d’une étape à l’autre. Ils ne sont ni émigrés ni immigrés. Dans les années 1995-2000, j’ai pu constater que ces réseaux étaient pleins de vie et d’échanges, et qu’ils constituaient, sous l’effet de la mondialisation, de nouveaux territoires de circulation. Des chercheurs américains ont avancé la notion de transmigrants et ont décrit des migrations circulaires. Au mot «réseau», beaucoup plus restrictif et formalisateur, je préfère le terme de «territoire circulatoire».

La mondialisation fait-elle réapparaître d’anciens axes circulatoires ? En effet, nous retrouvons le tracé de routes qui datent de l’Empire ottoman. J’ai ainsi suivi des populations baloutches qui venaient d’Iran ou d’Afghanistan. Pour arriver aux «Balkans d’Europe», sur les rives de la mer Noire, elles empruntent les fameuses «routes des sultans» qui partent de l’Est iranien, et correspondent à d’anciennes liaisons de l’Empire ottoman. Sur ce chemin, elles emmagasinent toutes sortes de marchandises, et vont ainsi jusqu’à la mer Adriatique, suivant un tracé établi depuis cinq ou six siècles. Elles croisent alors des populations musulmanes balkaniques comme les Pomaks, qui leur servent de relais pour écouler une partie de leur marchandise. Puis, elles vont dans différents pays d’Europe de l’Ouest, jusqu’à l’Andalousie. Elles croisent ainsi la route du sud, fréquentée, elle, par les Marocains qui ont d’un côté des relais sénégalais et de l’autre albanais. Ces anciennes routes ottomanes entretiennent un lien entre musulmans d’Europe et nomades marocains.

Comment font ces nomades pour traverser les frontières ? Ils parcourent ces trajets avec des visas touristiques, invisibles parmi les dizaines de millions de touristes. Certains quittent en route leurs petits groupes, pour une compagne bulgare ou serbe. Ceux qui se fixent ainsi serviront de relais aux nomades suivants et deviennent des «immigrés». La mondialisation réorganise de nouvelles centralités cosmopolites, qui ne sont plus celles de l’Etat-nation. Ainsi, les familles immigrées, marocaines ou turques, deviennent en Europe des familles transnationales réunies par de multiples mobilités qui peuvent suggérer les contours de peuples sans nation.

A qui s’adresse ce marché ? Ces routes sont des circulations entre pays pauvres et banlieues pauvres des pays riches : c'est du poor to poor. Dans les émirats arabes, les transmigrants ont accès à des marchandises d'entrée de gamme de marque fabriquées dans le Sud-Est asiatique qu'ils payent avec de l'argent blanchi provenant des milieux criminels russes ou italiens contrôlant le marché de la drogue. De leur côté, les multinationales alimentent avec des produits d'entrée de gamme un marché indifférencié de pauvres, et pas seulement des musulmans ou de tel ou tel contour identitaire. Un appareil Nikon Coolpix ou Panasonic neuf est cédé avec une décote de 55 % à 62 %. C'est un marché qui représente des milliards d'euros, et qui s'adresse aux pauvres des pays riches.

Le tout hors taxes ? C’est très important. Et c’est une des voies importantes de blanchiment de la mer Noire vers l’Europe - une université bulgare a évalué le flux de marchandises hors taxes passées juste par Dubaï à plus de 6 milliards de dollars. Les émirats, quant à eux, ont un accord avec l’OMC qui leur permet d’importer du hors taxes si la marchandise ne ressort pas de leur territoire, officiellement du moins.

Il y a ainsi une étanchéité entre ce circuit de mondialisation des pauvres et les circuits officiels. Ces commerces de poor to poor réalisent actuellement le rêve ultralibéral des grandes banques et entreprises multinationales : l'abolition des frontières et des taxes. Un rêve concrétisé par des migrants pauvres pour des résidents pauvres.

Comment les acheteurs pauvres des pays riches connaissent-ils ces marchandises ? Le poor to poor est, en fait, lié au peer to peer, l'«entre experts».Des habitants des quartiers enclavés de Bruxelles, de Berlin, de Marseille, de Barcelone, de Turin, et de la pléiade de villes moyennes intermédiaires, connaissent les caractéristiques techniques des derniers produits électroniques, leurs performances, leurs coûts hors taxes, et les moyens de se les procurer quand passent les transmigrants : images et messages publicitaires, forums internet sont abondés par les fabricants. Les relais locaux des transmigrants participent aux forums sur la Toile, et contribuent à l'élargissement des itinéraires de livraison de telle ou telle marchandise. Ils forment des réseaux sociaux entre experts.

Ce marché reconfigure-t-il les territoires ? Les territoires vont être modifiés profondément. Les transmigrants ne font que passer. Ce sont eux qui choisissent leurs étapes et non une politique publique ménageant des accueils. Ces transmigrants modifient aussi l'économie du territoire. Ils s'adressent de plus en plus à des jeunes des quartiers. Qui servent alors d'intermédiaires avec la population la plus pauvre, souvent d'origine immigrée. Ils dénomment leurs routes dans la zone Schengen «la route en pointillés», car elles passent d'étape en quartier enclavé à étape dans un ghetto. C'est le prolongement de la route des sultans. Depuis déjà quatre ou cinq ans, des jeunes revendent les produits du poor to poor. Ces jeunes Européens peuvent circuler librement. Nul besoin de visa touristique. Prévenu par Skype, ou par mail, de l'arrivée de marchandises dans telle ou telle ville, le «circulant» va de France en Belgique ou en Italie et du Maroc à l'Allemagne. Sa famille stocke les commandes prises au préalable. En deux semaines, le stock est écoulé de mano a mano. Ce sont toujours les derniers produits les plus innovants. La vente n'est pas communautaire au sens d'entité cultuelle, elle l'est au sens social : c'est une vente entre pauvres. Le cosmopolitisme des transmigrants induit celui de leurs clients.

C’est la jonction entre pauvres du Sud et pauvres du Nord ? C’est là que l’on peut parler de l’apparition d’un territoire transnational, suggéré et entretenu d’abord par des Marocains à l’Ouest et par des Turcs à l’Est. Certains pays du Nord ont tenté de faire accepter par l’Union européenne la notion de peuples européens sans nation. Une circulaire avait d’ailleurs vu le jour à Bruxelles pour faciliter la scolarisation des transmigrants. Ces circulaires ne sont pas appliquées, mais ces dizaines de milliers de nomades marocains, entrepreneurs commerciaux en mobilité constante, ont quand même su se faire un peu entendre au sein des institutions européennes, même s’ils sont totalement ignorés en France. Il n’est donc pas farfelu de dire que ce phénomène montant suggérera bientôt la notion de «sociétés européennes sans nation».

Vous parlez de mondialisation par le bas… Cette mondialisation par le bas, que portent ces transmigrants depuis les années 90, a pris le relais de la «mobilisation internationale de la force de travail», avec sédentarisation forcenée des immigrants à la clé, que l'on a connue jusqu'aux années 70 : elle prolonge cette mobilisation mais à l'initiative des grandes entreprises transnationales du capitalisme libéral sur le mode de la mobilité transfrontalière des transmigrants. Ces circulations ne réalisent pas qu'une formidable soupape des économies de zones urbaines de grande pauvreté, elles façonnent aussi les nouvelles formes de migrations des crises auxquelles nous assistons. Tous ceux qui fuient conflits ou pauvreté, tous ces exilés qui se massent actuellement aux frontières de l'Europe, reprennent les mêmes routes que les transmigrants du poor to poor et ne sont pas plus intéressés par une intégration dans les premiers pays traversés en Europe du Sud ou en Europe de l'Ouest. Ils vont plus au nord, en Grande-Bretagne, en Allemagne ou en Scandinavie.

www.liberation.fr/planete/2015/09/01/alain-tarriusles-transmigrants-sont-des-nomades-acteurs-d-une-mondialisation-par-le-bas

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Fiction

Fanfiction - Anime/MangaNaruto

www.fanfiction.net/s/11512833/1/Transmigrant

Izuna quirked an eyebrow. Indra sighed, "The eldest son of the the Sage of Six Paths?"

"Aaah, I've heard of him! He had children?"

"Hn…" Indra glared, "I'm hear to talk to you about Madara."

"What do you have to do with Madara?"

"Madara is my chakra transmigrant."

Transmigrant? "Wow! I knew Nii-san was cool, but this is awesome- "

"Don't be so happy!"

"Eh?"

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État

CHAMBRE DES REPRESENTANTSDE BELGIQUE COMPTE RENDU INTEGRAL AVEC COMPTE RENDU ANALYTIQUE TRADUIT DES INTERVENTIONS

COMMISSION DE L'INTERIEUR, DES AFFAIRES GENERALES ET DE LA FONCTION PUBLIQUE

Mardi 15-03-2016 Matin

Jan Jambon, ministre: C'est une question de priorités. Par exemple, pour les matchs de football, nous essayons de garder de la capacité. Le match de football du FC Liège contre le Beerschot le 23 mars représente un grand risque. Aussi, nous déploierons une grande capacité. Pour ces événements-là, c'est réglé. Nous avons le niveau de terrorisme, nous avons la crise de l'asile et la crise de la transmigration. À un moment donné, il faut mobiliser toute la capacité possible pour pouvoir gérer tout cela. Il est clair que parfois, la capacité est sur le terrain. Elle n'est pas illimitée. Nous sommes en train de recruter et nous allons former du personnel pour augmenter la capacité. Mais entre-temps, je dois travailler avec les moyens dont je dispose.

www.dekamer.be/doc/ccri/pdf/54/ic362.pdf

2018
Academie

A la RTBF, on réfléchit aussi. Mi-février, le directeur de l'information Jean-Pierre Jacqmin fait savoir à ses chefs de rédaction que "Transmigrant est un choix communicationnel du gouvernement".

Autrement dit, quand on utilise le terme "transmigrant", prière de faire savoir par qui ce terme est utilisé et dans quel contexte. On devra éviter de se l'approprier, de l'utiliser comme n'importe quel autre mot. Car en effet, un mot n'est pas l'autre. "Je pense que le terme est très abstrait. C'est un mot nouveau, un mot complexe. S'il s'agit vraiment de gens qui ne font que passer par la Belgique, on peut parler de réfugiés en transit, de migrants en transit, c'est plus incarné et ce sera mieux compris par nos publics." Ne soyez pas étonné. Parfois le terme se retrouvera malgré tout sur notre site info. Car le site RTBF Info publie régulièrement des dépêches de l'agence Belga, qui utilise le terme "transmigrant".

www.rtbf.be/article/transmigrant-un-mot-qui-fait-son-chemin-10078922

Militants
« Transmigrant, un mot qui ne veut rien dire. Une réalité mortelle »
Selma Benkhelifa, Avocate - Progress Lawyers Network - 21-10-2018
Mise à jour le: 04-12-2020

www.levif.be/international/transmigrant-un-mot-qui-ne-veut-rien-dire-une-realite-mortelle-2

2025/6b24957a35c52b5a44f632361f2ed124
Medias

Ruud Hendrickx, conseiller linguistique de la VRT, explique pourquoi la VRT préfère utiliser le terme transmigrant dans ses articles d'actualité.

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Medias

Le mot fait débat.

Ce jour-là, les infos que Sven De Potter entend à la radio le chiffonnent : "On parlait d'un homme qui avait perdu la vie. Et on en parlait comme d'un 'transmigrant', explique le journaliste néerlandophone freelance. C'est un terme qui déshumanise la personne. Je crois que beaucoup de gens ne sont pas conscients de la force qu'ont les mots. Tout le monde imagine bien ce qu'est un réfugié qui fuit son pays : quelqu'un qui marche des milliers de kilomètres, sans vêtements de rechange, parfois les chaussures trouées. On en voit assez pour l'instant qui traversent notamment le Mexique vers les Etats-Unis. Mais quand on parle de ces gens comme de 'transmigrants', ils perdent tout simplement cette signification de personne en fuite. Ils deviennent un groupe, dont on veut se débarrasser au plus vite". Une lecture largement partagée par tout le milieu associatif notamment qui travaille autour des enjeux migratoires.

Le mot s’est fait une place, tel un petit voleur, dans notre vocabulaire quotidien.

Pour Sven De Potter le mot s'est immiscé sournoisement dans la langue flamande. "Soudain, il est là, écrit-il. Le mot s’est fait une place, tel un petit voleur, dans notre vocabulaire quotidien." Pour Sven De Potter, l'usage de ce mot "permet de davantage encore polariser, de semer la discorde entre 'eux' et 'nous'".

Transmigrant? Un mot factuel, tout simplement

Au journal "Het Laatste Nieuws", on n'est pas du tout d'accord. "Ce ne sont pas les mots, qui déshumanisent. Ce sont les actes, explique Jan Segers, journaliste politique à Het Laatste Nieuws. On n'a pas vraiment débattu de l'usage de ce terme en réunion de rédaction. C'était tout simplement logique d'utiliser 'transmigrant' pour introduire une distinction entre réfugiés, demandeurs d'asile et les 'chercheurs de bonheur' qui espèrent trouver le bonheur en Angleterre et ne demandent pas l'asile en Belgique." Pour Jan Segers, "transmigrant" est un mot "neutre, factuel et pas du tout péjoratif pour autant. On l'a utilisé parce qu'on avait besoin de clarté sur le sujet".

www.rtbf.be/article/transmigrant-un-mot-qui-fait-son-chemin-10078922

Militants

The article “Transmigrant: One Word to Hide Them All” critiques the use of the term “transmigrant” in Belgian political and media discourse. Originally used in academic contexts to describe migrants with transnational ties, it has been repurposed to label undocumented migrants in transit, especially from Africa and Asia. The term depersonalizes individuals and justifies restrictive migration policies by framing them as temporary and outside the scope of humanitarian protection. The author calls for more precise and humanizing language in migration debates.

⬤ one word to hide them all.pdf
État

Un centre administratif national pour la transmigration sera prochainement installé au centre 127bis à Steenokkerzeel, annoncent ce lundi le ministre de l'Intérieur, Jan Jambon (N-VA), et le Secrétaire d'Etat à la migration, Theo Francken (N-VA). Toutes les personnes qui pénètrent illégalement en Belgique dans l'optique de se rendre au Royaume-Uni y seront emmenées.

www.rtbf.be/article/jambon-veut-un-centre-administratif-a-steenokkerzeel-et-demanteler-le-parc-maximilien

2019
Academie

Qu’est-ce qu’un transmigrant ? Comment la question du trans-nationalisme entre-t-elle dans les théories de la migration qu’analyse cours après cours François Héran.

www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/les-cours-du-college-de-france/transmigrants-et-ville-mondes

Avec François Héran, titulaire de la chaire Migrations et sociétés au Collège de France et président de l’Institut Convergences Migrations du CNRS.

Qu’est-ce que l’expulsé dans le système de Saskia Sassen et comment les analyses de la sociologue peuvent-elles contribuer aux théories des migration ?

Agrégé de philosophie, longtemps démographe-sociologue à l’INSEE et l'INED, François Héran, titulaire de la chaire « Migrations et sociétés », se partage désormais entre le Collège de France et la direction de l’Institut Convergences Migrations. Dans le cadre de sa nouvelle série "Pourquoi migrer ?", il propose d'interroger les facteurs déterminants des migrations. La semaine passée, il a présenté les recherches majeures du démographe Douglas Massey qui a rassemblé les nombreux travaux sur les ressorts des migrations dans une approche interdisciplinaire.

Si François Héran présente une lecture critique (au sens d’examen) des différentes théories de la migration, il s’attache surtout à rendre au-delà des modèles et des affrontements de méthodes, la complexité des phénomène et le caractère vivant du phénomène migratoire qui demeure un processus selon son mot.
Déjà dans le cours précédent, il a introduit une première fois les travaux d’Alain Tarrius et la figure du transmigrant.

Il indiquait, et je le cite :

Une partie de la théorie de la segmentation du travail va se développer sur la question du transnationalisme. Le transnationalisme est un courant très puissant des études migratoires qui consiste à documenter de façon précise par des enquêtes ou par une observation ethnographique le fait que les migrants, finalement, même s’ils sont installés dans un pays autre continuent d’entretenir des liens avec le pays de départ.

Ces liens peuvent être bien sûr les transferts financiers, des communications à distance ; vous avez maintenant un grand nombre de migrants qui utilisent Skype pour communiquer à distance. (…)

Lorsque le transnationalisme se rattache à la théorie de la segmentation du travail, il peut se développer aussi en ce qu’on appelle la théorie historique structurale. C’est également ce qu’on appelle la théorie du système monde « world system ». C’est l’idée que cette segmentation du marché du travail peut avoir aussi une traduction planétaire, mondiale qui est la distinction entre le centre et la périphérie. Le centre ce sont les pays occidentaux, le centre du centre ce sont les grandes métropoles mondiales comme NYC, Londres, Toronto, et ça c’est le grand thème de recherche de Saskia Sassen.

Nous retrouvons aujourd’hui ces questions en gagnant le Collège de France le 31 janvier 2019 pour le cours de François Héran « Pourquoi migrer? »

Militants

« Transmigrant » : un vocable réducteur pour des réalités juridiques multiples

Revue du droit des étrangers | n° 196 | novembre 2019 | p. 685.

L’objectif de cet article est de déconstruire la notion de « transmigrant », afin d’identifier les personnes migrantes que ce vocable recouvre ainsi que les obligations correspondantes de l’État belge. En effet, les parcours migratoires sont multiples et une situation n’est pas l’autre. Parmi les « transmigrants » se trouvent, notamment, des demandeurs d’asile -éventuellement sous la menace d’un transfert en vertu du règlement Dublin s’ils ont introduit une demande de protection internationale dans un autre pays européen- des personnes en séjour irrégulier tombant dans le champ d’application de la directive retour, ainsi que des personnes non-expulsables en vertu du principe de non-refoulement inscrit à l’article 3 de la Convention européenne des droits de l’homme. En tout état de cause, indépendamment du statut juridique des personnes concernées, les États membres ne peuvent infliger aux étrangers un traitement inhumain ou dégradant qui résulterait d’une omission de prise en charge des besoins essentiels.

État

Comité P

comitep.be/document/onderzoeksrapporten/2019-02-06 transmigrants.pdf

Le contrôle et la détention de
transmigrants par la police à l'occasion
d’arrestations administratives massives
Comité permanent de contrôle des services de police

Préambule

Le Comité permanent P a décidé lors de la réunion plénière du 31 août 2017 d'ouvrir l'enquête de contrôle « Le contrôle et la détention de transmigrants par la police à l'occasion d'arrestations administratives massives ».

L'objectif est d'examiner, dans chacune des cinq phases du suivi des personnes arrêtées, dans quelle mesure la police traite les transmigrants de manière correcte et respecte les droits de l'homme. Il s'agit des phases suivantes : (1) le contrôle (y compris le briefing)/l'arrestation du transmigrant sur le terrain, (2) le transport/le transfert au commissariat de police, (3) les actes policiers avant la détention (not. le triptyque), (4) la détention proprement dite dans la cellule de police et (5) la libération ou le transfert après décision de l'OE ou du Service des Tutelles.

Il s'agit d'une enquête thématique dans le domaine des « droits de l'homme et de la détention de groupes minoritaires par la police » qui fait suit à l’enquête et à l'attention médiatique portée sur l'intervention de la police à l'égard de transmigrants au PARC MAXIMILIEN de BRUXELLES au cours de l'été 2017.

2025/1a8822267ed4b4614b9bda56074759d0
2020
Academie

The Book 'Transnational Migration and the New Subjects of Work: Transmigrants, Hybrids and Cosmopolitans', published by Banu Özkazanç-Pan, brings about insights and key concepts from the field of transnational migration studies, redirecting the methodologies adopted to attend to difference. In expanding on these, the book offers new frameworks for the study of people on-the-move and organizations through a mobility ontology that foregrounds movement as the natural order of the social world. It also calls into question how existing research paradigms and approaches have potentially replicated the creation of boundaries and borders through implicit assumptions about difference, race/ethnicity, and belonging.

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2021
Medias

Le commissaire de police acquitté à Arlon après l'arrestation d'un migrant

Le commissaire de police risquait 8 mois de prison pour avoir arrêté un transmigrant à Habay.Il est acquitté.